Compte-rendu de l’AG du 25 juin 2011

L’ag s’est déroulée dans le parc Saint-sauveur. Tout d’abord, un rappel de l’origine du mouvement a été fait pour les nouvelles personnes présentes. Puis l’ordre du jour a été annoncé : un temps de parole libre, puis une discussion sur Fukushima et le nucléaire en général, enfin un débat sur l’avenir du campement.

Tour de parole

Une discussion est lancée sur la question de l’accueil des nouvelles personnes lors des ag. Faut-il désigner une personne, ou plusieurs, pour leur expliquer le mouvement. Ou faut-il créer un tract spécial ? Plus généralement on soulève des problèmes d’organisation et de communication au sein du mouvement sur les points de rendez-vous. Ceci peut s’arranger en utilisant un tableau récapitulatif sur le camp, et en mettant à jour l’agenda présent sur le blog (on rappelle qu’un nouveau site est en préparation, qui a pour but d’être plus complet et plus clair que l’actuel blog). Pour les infos, il ne faut pas oublier de publier sur facebook, qui est consulté par plus de monde. Certains trouvent que ce n’est pas une bonne idée de changer de lieu pour les ag, à moins de faire un réel effort pour informer à temps sur ce changement. D’autres trouvent ça intéressant de bouger pour toucher des personnes différentes.

On rappelle l’importance de se coordonner entre villes de France pour créer un vrai mouvement national, via internet. Un chat avec Paris est prévu le dimanche 26 à 17h.

 

Point info

Le mouvement de Bruxelles a changé de fonctionnement. Le camp général a été arrêté, et plusieurs ag se sont formées dans les différents quartiers de la ville. Un bâtiment a été trouvé, pour permettre de mieux organiser les actions à venir (Il y a des photos sur facebook). La répression policière a été très forte…

A Lille, trois cars de crs ont débarqué le 24 au camp, pour tout débarrasser, avec matraques et gaz lacrymogène... Mais quelques mots-clés ont été prononcés : journalistes, avocats. Ils ont fini par partir. Il faut rappeler l’importance des appareils photos et des caméras dans ce genre de circonstances. En Grèce, en Espagne, à Paris, cela a permis de montrer que c’est la police qui provoque de la violence, pour ensuite légitimer une intervention pour le moins musclée. On repose une question essentielle à ce sujet : est-ce un crime d’occuper l’espace public ?! Aussi, en cas de descente de police, il faut s’organiser pour s’appeler les uns les autres, pour venir former un groupe de personnes assez important. Donc il faudrait que nous nous échangions nos numéros de portable. Et que nous ayons le numéro d’un avocat.

La synthèse d’un texte espagnol sur le pacte sur l’euro est en préparation. Une conclusion de ce document est la proposition d’une relocalisation de la politique et de l’économie.

Les Marocains ont entrepris d’aller vers les quartiers pour éveiller les consciences. On pourrait en faire autant.

Quelqu’un donne une information passée au journal de canal + : Cette année, il y a eu 8% de plus de millionnaires dans le monde, dont 396 000 en France, grâce à la spéculation. Et on dit encore qu’il n’y a pas d’argent ?

Il faut vraiment penser à contacter les associations qui pourraient venir défendre leurs causes au sein du mouvement, plusieurs personnes sont prêtes à le faire. On a eu un contact avec une parent d’élèves qui nous informe qu’une manif est prévue devant le rectorat mercredi prochain ( 16h à confirmer), pour lutter contre les suppressions de postes, et en général la baisse des moyens donnés à l’éducation nationale.

Une question est posée : ne pourrait-on pas s’ouvrir un peu plus aux personnes syndiquées, pour fédérer les luttes ? Cette idée ne remet pas en cause le fait que les drapeaux restent dans la poche au sein de notre mouvement.

Deux remarques pratiques à propos des tracts : ce serait une bonne idée d’écrire plus gros pour être plus lisible pour tous ; autres idée : proposer aux gens d’écrire ce qui les indigne au dos des tracts, et de nous les remettre pour que nous rassemblions ces motifs d’indignation.

 

Débat sur Fukushima et le nucléaire

(Nous publierons également des liens pour consulter des infos plus précises. Pour l’heure, il s’agit d’un résumé du débat)

On rappelle qu’il y a actuellement 3 réacteurs en fusion à Fukushima, des rejets radioactifs dans l’atmosphère, dans l’océan. 1/5 e du pays est très gravement touché. Il s’agit d’un pays hyper développé au niveau technologique, et qui est néanmoins démuni face à cette catastrophe. Cette situation nous amène à poser de façon urgente la question de la démocratie en matière de production d’énergie. Il serait temps de s’organiser pour réclamer un référendum en France sur le nucléaire. La France est également touchée par les rejets radioactifs venant de Fukushima. De plus il y a des centrales en France même qui sont installées sur des zones sismiques (au niveau du Rhin et du Rhône). Statistiquement, au vu du nombre de centrales existant dans le monde, on peut estimer qu’il y a un risque d’accident tous les dix ans … La question de la corruption se pose dans ce domaine comme dans d’autres : intérêts financiers, inertie politique. On rappelle que de plus en plus d’armes de guerre sont crées avec de l’uranium appauvri, ce qui est une catastrophe écologique pour les zones touchées par ces armes (exemple en Lybie).

Quelqu’un apporte des propositions concrètes : exiger des pays riches qu’ils apportent de l’aide au Japon ; sortir du nucléaire nous amènerait à repenser la consommation, avec des quotas à ne pas dépasser. Il faudrait interdire les bureaux allumés la nuit, les enseignes, les panneaux publicitaires (aller les éteindre nous-mêmes est une action possible). Il faudrait interdire la production d’objets voués à une durée de vie très courte, ce qui oblige les gens à les racheter régulièrement (voir le documentaire d’ARTE sur l’obsolescence programmée), car cela provoque une consommation d’énergie énorme, dans le but de faire toujours plus de profit. Il faudrait interdire la production d’armes.

Un copain de Bruxelles nous propose une action : appeler les médias pour leur demander pourquoi on ne parle plus de Fukushima, appeler les parlementaires pour leur demander l’arrêt du nucléaire, et pour demander que la France apporte son aide à une meilleure gestion de la crise au Japon.

On parle de l’association lilloise « virage énergie » qui a fait un gros travail montrant qu’on peut sortir du nucléaire dans la région, tout en gardant la même consommation, et ce en diversifiant les sources d’énergie ( apparemment cela impliquerait peut-être un retour aux énergies fossiles polluantes en matière de rejet de CO2, mais tellement moins dangereuses que le nucléaire, surtout qu’il s’agirait d’une transition limitée dans le temps). Alors, si on se mettait à consommer moins, cette sortie du nucléaire serait encore plus rapide. On pourrait contacter cette association, et diffuser les infos. Voici déjà le lien de leur site : http://www.virage-energie-npdc.org/

En plus de l’impact écologique terrible de l’industrie du nucléaire, il faudrait parler des dégâts humains causés par l’extraction d’uranium dans les mines. Les travailleurs sont exploités et sont en danger.

Quelqu’un parle d’une source d’énergie qui n’est pas encore exploitée : le mouvement des marées.

Une autre rappelle que pour consommer moins, il faut relocaliser la production d’énergie, car il y a énormément de gâchis fait dans les transports.

 

La question du campement

On constate une dégradation de l’atmosphère sur le lieu du camp : des agressions, de la drogue, de l’alcool. Le problème c’est que la présence de nos pancartes sur les lieux peuvent faire associer le mouvement à cette ambiance pour les regards extérieurs. Apparemment les derniers campeurs en ont assez. Il y a toujours des gens qui voudraient organiser un vote pour savoir si on le garde ou pas, et d’autres qui sont contre un vote, disant que chacun est libre de camper ou pas. Mais le camp va peut-être s’arrêter de lui-même. A l’occasion de ce débat, de nouvelles idées germent : migrer dans les quartiers excentrés pour y organiser des ag. Penser à un lieu de squat fermé et sécurisé. Trouver un mur à investir de panneaux pour garder une visibilité si le camp s’arrête( car un des points très positifs de ce camp, c’est la visibilité qu’il donne à nos idées et actions). Créer un village à la campagne. Ou plus simplement, si le camp doit s’arrêter, on peut se partager les pancartes pour les mettre en lieu sûr la nuit, et se retrouver en fin d’après-midi toujours place Richebé ou place de la république, quand il y a le plus de monde dans les rues ( par ex de 16h à 22h).

Affaire à suivre…