par Simon Bourbon, dimanche 19 juin 2011, 00:26

On commence par crier, faire du bruit pendant une minute pour annoncer l'Assemblée.

 

POINTS DU JOUR (c'est mieux que « ordre » non ?)

 

Prise de parole libre, en particulier pour les nouveaux arrivants

 

Point Campement

 

Manif de demain (le 19)

 

 

Prise de parole libre

 

Un groupe de 5-6 personnes s'est joint à nous. A la question « Qu'est-ce qui vous indigne ? », la première réponse fut « ce qui se passe au Maroc, mais aussi en Europe : Portugal, Espagne, Grèce, France,... Dans ces pays soi-disant développés, il y a une dictature invisible des marchés financiers → restructuration, services publics malmenés, FMI et Banque mondiale qui font des ravages, d'abord dans le Tiers monde (destruction des services publics, en particulier la santé, de l'agriculture,...) puis maintenant en Europe avec le PAC Euro +, les G20, G8, G2. Nous vivons dans une dictature invisible ! ». Là, la discussion est lancée.

« Et puis, on ne sait même pas comment se passent les élections dans les instances internationales (FMI, Banque mondiale, OMC), alors que tout pays membre de l'OMC doit reconnaître ses lois qui sont donc supra nationales et encourage la privatisation des services publics.

« Oui, mais qu'est ce qu'on peut faire pour que ça aille mieux concrètement ? Pour le logement, pour le travail, pour les vieux,... ? Parce que le FMI, il est loin. Et qu'est-ce qu'on fait contre l'Etat ici ?

« Mais tout est lié. Il faut articuler action concrète dans le quotidien et revendications plus larges.

« Les échecs des luttes passées est de s'être attaqué à des points trop précis, isolés, sans faire le liens avec les enjeux et le contexte plus large.

« les hommes politiques sont des marionnettes des financiers. La vraie démocratie commence ici.

« La réponse est là au moment même où se pose la question : on est là, on parle. Les gens passent et nous voit, ils se demandent ce qui se passe et ils nous rejoindront peut-être dans 2, 3 ou 5 jours...

« On n'est pas ce qu'ils pensent qu'on est. Ils se croient grands car ils nous croient à genou, mais nous sommes relevés.

« Au campement, on est 5. Il faudrait déjà que ceux qui sont là viennent camper, apportent des tentes. Le campement n'a plus l'air de rien, faudrait le reconstruire.

« On n'est pas nombreux, ça change lentement dans les têtes.

« Commençons par être solidaires entre nous avant de prêcher la solidarité à l'extérieur.

« On doit rester ouvert et accueillir, pas faire une place dans une place.

« On est pour la démocratie, on construit la démocratie. Ok. Mais faudrait peut-être finir par assumer comme revendication que les gouvernements, marionnettes des financiers, dégagent ! Faudrait pas oublier que c'était les revendications des tunisiens et des égyptiens, là où tout a commencé. »

 

 

 

Point Campement

 

« Une personne amène une marmite de soupe lundi et nous a filé 20 euros pour acheter à manger. (Bravos)

« Je voudrais quand même rappeler que le campement a permis que nous restions là 3 semaines.

« J'ai été discuté avec les motards qui ont fait la manif tout à l'heure, il y en a qui ont dit qu'ils seront là demain pour la manif des indignés et qu'ils vont camper.

« Même la nuit, on tracte, les gens viennent, ils mangent un morceau, on discute. Et merci à ceux qui amènent du café le matin. Ça fait du bien.

« Merci à ceux qui ont campé cette nuit aussi, et bravo. Et au SAMU Social qui nous a filé 100 sandwiches.

« A Bayonne, ils ont arraché de fait, en gagnant leur procès, l'autorisation d'un campement permanent. Sylvie a pris contact avec leur avocat qui lui a expliqué comment faire pour mettre en place un campement en dur et le garder. Il faudrait l'info sur le blog, qu'on connaisse nos droits.

« Le campement, ça permet aussi de garder le matos, parce que si on laisse les pancartes et les installations sans surveillance, en dix minutes tout sera dégagé.

« Oui, mais si on pouvait trouver un lieu pour les mettre la nuit, on pourrait occuper la ville, d'autres endroits, en journée. Alors qu'avec le campement, ça revient tout le temps en assemblée, ça nous divise, ça nous épuise, on chope la crève. Moi je bosse, je peux pas camper.

« Oui, mais ici, il y a des SDF, des chômeurs, des gens qui font vivre le lieu, et le lieu les fait vivre. Et puis, ça donne une visibilité au mouvement, le matin, le soir, la nuit.

« Je suis d'accord. On a besoin de toutes les initiatives. On a besoin de monde pour les campements, pour les assemblées, pour les actions. Moi je campe pas parce que je bosse, mais au boulot je sensibilise les gens, je ne suis pas indigné que ici.

« Ouais, c'est du blabla. Ici il y a des SDF qui vivent et qui mangent. Nous on peut retourner chez nous tranquilles. Pas eux. On est aussi là pour eux.

« Arrêtons de séparer entre « eux » et « nous ». On travaille tous, c'est le principe de l'humain. Pour trouver à manger, un bouteille d'eau, quand t'es à la rue, ça prend des heures, c'est un vrai travail. On travaille tous.

« On se bat avec eux, par pour eux, comme ils se battent avec nous, et pas pour nous. Ici c'est nous, on est tous ensemble. On se divise sur la surface des mots, faut arrêter.

« La révolution, c'est l'articulation entre l'individualité et le collectif. Il y a « je » et « nous », pas « eux » ou « vous ».

« Ici c'est avant tout un lieu de parole. C'est ça la démocratie réelle.

« C'est pas parce qu'on est pas nombreux qu'il faut se décourager. Il y a plien de travailleurs pauvres, demain on peut être 500 000. Mais il nous faut un leader.

« Non, on est juste libre de se rassembler en individu. Et le système cherche des responsables, des martyrs.

« Moi je m'en fout de ça, qu'il cherche des responsables. On est tous responsables, c'est ça la démocratie en travaux, et c'est pour ça qu'on veut pas de leader.

« Et puis les leaders, c'est qu'ils auront des facilités, des aptitudes... Et même celui qui n'a pas ces qualités doit avoir la parole. On va pas tomber dans la communication. On n'est pas là pour reproduire ce qu'on combat. On se fait assez confiance pour être tous responsables.

 

 

Point Manif du 19 juin

 

Pique-nique auberge espagnole à 12h, ateliers. Départ à 14h-14h30

 

Ramener des casserole, des percus, des instruments, de la bouffe pour le pique-nique, de la peinture, des draps, des pancartes.

 

Ateliers pendant le pique-nique

      • communication non violente
      • Taïchi

      • Contes philosophiques pour enfants

      • Pancartes, banderoles, slogans

      • Cirque

      • Forum, discussion

      • Percu