Compte-rendu de l’assemblée générale du 16 juin

Organisation : 1) point info

                          2) tour de parole libre

                          3) le campement

                          4) la journée du 17 juin

                          5) organisation de la journée du 19 juin

 

1)      Point infos

 

Apparemment, le mouvement de Lyon avance sur la question des revendications, ils proposent un système de mise en réseau. D’où la proposition avancée de créer une coordination réelle des différentes villes de France, pour faire le point sur là où on en est, échanger, via le site national, democratiereelle.fr. Pour cela, nous proposons de reformer une commission communication, et nous proposons une réunion des intéressés juste après l’ag du 17 juin. Ce serait bien qu’il y ait 3 ou 4 personnes prêtes à se partager cette tâche. Pour l’instant 2 personnes se sont proposées.

 

2)      Tour de parole libre

 

Une personne qui venait pour la première fois se demandait ce qui nous anime, la réponse a été donnée sur l’origine du mouvement ; à savoir, les révoltes du monde arabe, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, de notre solidarité envers ces soulèvements, et de la situation économique en Europe et dans le monde. Il a été aussi souligné que nous nous réapproprions l’espace public, pour parler, critiquer, faire des propositions, et faire remonter les revendications sur une plate-forme commune ( c’est un objectif), qui rappellent nos droits fondamentaux, pour construire une démocratie réelle.

 

Quelqu’un a proposé de mettre en place un tableau de bord, par le biais duquel nous pourrions exprimer nos soucis quotidiens principaux, et par l’intermédiaire duquel nous pourrions sélectionner un thème tous les mois à débattre. Quelqu’un lui a répondu qu’il est important de venir en journée, par exemple à la commission revendications qui se réunit à 17 h.

Autre intervention : le plus important est de trouver des points communs, sachant que ce n’est pas facile et que c’est lent, mais cela ne doit pas nous décourager, il faut l’accepter. Ne serait-il pas aussi intéressant de former une commission juridique, avec des personnes qui connaissent bien les lois ( par exemple des juristes, des étudiants en droit) , pour voir comment les transformer ou en écrire de nouvelles.

Une proposition qui rebondit sur la précédente : pourquoi ne pas écrire une nouvelle constitution qui viendrait du peuple, nourrie de revendications précises, et de causes globales ?

Quelqu’un a répondu que justement, la commission revendications parlait de cela. Donc n’hésitez pas à venir place Richebé à 17 h. En ce moment c’est tous les jours, ça avance …

Une personne est intervenue pour rappeler les problèmes qui existent au parlement, comme le fait que les députés touchent l’intégralité de leur salaire,  encore six ans après leur mandat, et touchent 20 % de ce salaire toute leur vie ( loi Jean-Michel Debré) ; remarque : rien trouvé à ce sujet sur le site de légifrance ( le service public de la diffusion du droit)

Il ajoute le problème du cumul des emplois des élus, ainsi que le fait que Nicolas Sarkozy, étant président du conseil national de la magistrature, permet de se poser la question de l’indépendance du système judiciaire en France. Il faudrait s’informer sur les affaires de détournements des fonds publics, sur le fait que les salaires des politiques auraient augmenté depuis l’élection de Sarkozy comme président de la République, et sur la l’état de la corruption en France : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20101026.OBS1868/indice-de-perception-de-la-corruption-la-france-perd-une-place.html

On rappelle que la commission revendications s’est déjà réunie trois fois, et que le but est d’élaborer des propositions à soumettre aux ag, et non de prendre des décisions à sa place. Parfois, les revendications sont contradictoires, et c’est à l’ag de trancher. Cette commission organise son travail en trois parties : tout d’abord, elle aborde l’aspect général du mouvement, ensuite les droits fondamentaux sont rappelés, enfin on détaille ces droits. Pour pouvoir avancer, il faut rappeler la nécessité d’une stabilité ,et donc d’une régularité des participants.

Intervention qui met en garde sur une possible privatisation ( au moins partielle de la police nationale et de la gendarmerie) voir : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/16/l-ump-prepare-un-desengagement-de-l-etat-en-matiere-de-securite_1536724_823448.html

 

Un petit rappel toujours bienvenu : pas d’alcool ni de drogue lors des ag !! s’il vous plaît !

Une info : http://www.gouvernement.fr/gouvernement/vingt-mille-enfants-suivis-pendant-20ans-l-etude-elfe-est-lancee

Le projet elfe qui va permettre de suivre 20 000 enfants depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte…

Remarque sur l’incroyable mobilisation grecque, qui ne restera pas forcément cantonnée à ses frontières nationales … et aussi, le fait que l’on pourrait se demander si le référendum en Italie ne  pourrait pas nous inspirer ici en France …http://www.senat.fr/lc/lc110/lc110_mono.html

Une proposition faite à la commission revendications : ne serait-ce pas une bonne idée de discuter de certains points en ag ? la commission revendication pourrait animer un débat à chaque ag sur un point précis, et synthétiser le débat pour s’en enrichir. Une autre remarque a été faite en ce sens, une réponse a été donnée, disant que l’expérience montrait que l’ag ne permettait pas d’avancer, et qu’il fallait d’abord travailler en commission pour présenter ensuite à l’ag des synthèses à voter.

Ceci dit,  sans vouloir uniquement voter, l’ag pourrait enrichir le débat. De plus, certaines personnes ne peuvent pas être là à 17 h lors de la commission, donc débattre de certains points lors des ag pourrait être à la fois plus démocratique ( même si on rappelle encore une fois que la commission ne vote rien), et aussi ouvrir des portes.

Quelqu’un trouve que depuis quelques temps, peut-être dû aux gens qui se plaignaient de trop discuter et de ne pas assez agir, l’ag est moins riche en débats de fonds, et il trouve que cela manque. Il propose qu’on organise des débats lors de la journée du 19.

Enfin, quelqu’un propose de demander, lors de l’annonce de l’ordre du jour de l’ag, si quelqu’un propose des rajouts à cet ordre du jour .

 

3)      Le campement

 

La discussion a été longue à ce sujet : essayons de résumer.

Certains sont totalement pour le maintien du camp, car cela permet de diffuser les tracts dès le matin, et permet de maintenir les pancartes sur la place. Car la police semble profiter de l’absence des campeurs pour retirer les pancartes. Il suffit de 10 minutes d’absence …

Quelqu’un met l’accent sur le fait que, si camp il y a, il faut qu’il soit toujours au même endroit, car c’est un point de repère important pour les gens qui ne viennent que de temps en temps. S’il était mouvant, ce serait beaucoup plus difficile de réunir … Et on soulève le fait que de moins en moins de gens campent, et qu’il faut peut-être lancer un avertissement sur le blog à ce sujet.

Et d’autres répondent que le plus important n’est pas forcément le camp, mais plutôt le fait de diffuser pour tenter d’élargir le mouvement, car c’est la priorité, sans compter le fait que le camp a tendance à nous épuiser, et peut-être à donner une mauvaise image du mouvement (sur ce point quelqu’un répond qu’il suffit de venir plus nombreux en journée pour que l’image du camp soit plus positive). Les espagnols ont abandonné l’idée du camp, pour se concentrer sur la diffusion et le développement d’ag dans les quartiers, les villages.

Nous n’avons pas décidé de voter pour ou contre le camp, ceux qui le voudront camperont. Mais dans ce cas, il faut réellement s’organiser sérieusement pour assurer une relève le matin, et pour apporter de la nourriture et du café.

Mais plusieurs personnes ont insisté sur la nécessité d’agir surtout dans le but de faire grandir le mouvement, par exemple en trouvant le moyen d’intégrer d’avantage les passants pendant l’ag. Ou en étant plus mobile dans la ville et toute la métropole pour diffuser les tracts ou faire d’autres actions liées aux revendications (en précisant que notre matériel peut être déposé dans un café si le camp devait être levé).

Une commerçante de la rue Gambetta a voulu apporté une note d’espoir en disant qu’elle parle du mouvement tout autour d’elle, et que les échos sont très positifs, même si les gens ne viennent pas lors des ag. Elle rappelle la nécessité de construire une démocratie réelle, et non un système dirigé par la finance. Elle s’inquiète sur l’avenir des petits commerces à Lille, qui risquent de disparaître au profit de lieux de consommation centralisés hors de la ville.

Quelqu’un d’autre ajoute qu’il faut peut-être moins se focaliser sur le nombre de personnes en ag, mais plutôt sur le nombre de personnes qui participent au mouvement dans toute la France, en Europe et dans le monde.

 

4)      La journée du 17 juin

Voir l’emploi du temps sur le blog, un peu plus bas.

Il y aura une manifestation devant le consulat du Maroc pour soutenir le mouvement des indignés au Maroc, et des conférences dans l’après-midi. Quatre personnes se sont proposées pour aller présenter le mouvement lillois auprès des Marocains.

5)      L’organisation de la journée du 19 juin

 

Nous pouvons nous attendre à voir du monde ce jour là, apparemment le tractage a permis de créer de l’enthousiasme.

Nous prévoyons un atelier de discussion autour de la communication non-violente un atelier taï-chi, des contes pour les enfants, des travaux manuels aussi pour les enfants. Les ateliers auront lieu à partir de midi sur la place Richebé. Il y a également un projet de bar non-commerçant, une table de réflexion avec des livres accompagnée d’infos sur le mouvement, un atelier pancartes, peut-être une démonstration de quelques élèves de l’école du cirque. L’idée a été lancée d’un atelier de peinture, et aussi de réflexion sur le mouvement et sur les premières propositions formulées par la commission revendications, des forums sur des thèmes précis, par exemple la crise financière, ou la situation à Fukushima. C’est à rediscuter pour s’organiser.

Nous avons trouvé des responsables pour guider la manifestation qui aura lieu à partir de 14 ou 15h, des médiateurs pour l’encadrer, des personnes qui resteront sur l’espace de convivialité place Richebé, et des personnes qui seront là pour prodiguer les premiers secours si c’est nécessaire.

Une autre proposition à rediscuter : organiser une petite braderie au profit du mouvement, et inviter un groupe de percussions.

 

Nous rappelons aux intéressés que l’action codes-barres peut se renouveler samedi après-midi, à partir de 14h (demander à Aurélien), et qu’il y aura un groupe de lecture samedi à 21h, ramenez les textes qui vous intéressent, qu’ils soient poétiques, politiques ou autre.

 

Enfin,  quelqu’un propose pour les journées du 23 et 24 juin de se rapprocher du mouvement bruxellois, car celui-ci projette d’organiser des actions autour de la commission européenne qui doit décider de mesures d’austérité en Europe, en rapport à la crise financière. Nous pourrions donc créer une délégation qui les rejoindrait sur place, et aussi entrer en contact avec eux via le web.

 

Pour finir, pendant que se déroulait l’ag, au moins 8 personnes se sont décidées à camper cette nuit, et d’autres se sont engagés à assurer la relève le matin avec du café. Un grand merci à eux !!

N’oublions pas de passer un appel à la solidarité pour ceux d’entre nous qui n’ont pas les moyens de se nourrir correctement, donc toute aide est bienvenue sur le camp !

Venez nombreux à l’ag de ce soir !!